Sommaire
- Une perte nette de 101,4 millions d’euros, fidèle à la saisonnalité
- Des résultats de Pierre & Vacances portés par le tourisme de proximité
- Center Parcs, Adagio, maeva&co : la croissance pôle par pôle
- Pourquoi le groupe maintient son objectif de 185 millions d’euros d’EBITDA
- Expansion et fidélisation : la feuille de route de l’été
Une perte nette de 101,4 millions d’euros, fidèle à la saisonnalité
Le verdict tombe chaque printemps avec la même mécanique. En publiant le 28 mai ses comptes du premier semestre de l’exercice 2025/2026 (du 1er octobre 2025 au 31 mars 2026), Pierre & Vacances-Center Parcs a fait état d’une perte nette de 101,4 millions d’euros, quasi stable par rapport au déficit de 102,0 millions enregistré un an plus tôt. Un chiffre rouge qui n’a rien d’une alerte : il traduit la saisonnalité structurelle du modèle.
Sur la première moitié de l’année, le groupe encaisse surtout les recettes d’une saison hivernale moins porteuse que l’été, alors que l’essentiel de ses charges — salaires et loyers en tête — court de façon linéaire sur les douze mois. L’EBITDA ajusté ressort ainsi à -41,6 millions d’euros (contre -40,3 millions un an plus tôt) et le résultat opérationnel courant à -77,7 millions d’euros. Le déficit semestriel est donc, pour l’opérateur de résidences et de villages de vacances, un passage obligé avant la moisson estivale.
Des résultats de Pierre & Vacances portés par le tourisme de proximité
Derrière la ligne de perte, l’activité, elle, progresse. Le chiffre d’affaires économique du semestre atteint 816,8 millions d’euros, en hausse de 1,8 % sur un an. Les seules activités touristiques font mieux encore, à 805,8 millions d’euros (+6 %), portées par un hébergement en croissance de 6,2 % à 619,7 millions d’euros.
Le moteur de cette dynamique reste le tourisme de proximité, qui continue de séduire une clientèle européenne soucieuse de maîtriser son budget et ses temps de trajet. Le taux d’occupation gagne 1,2 point pour s’établir à 69,1 %, le prix moyen de vente progresse de 1,7 % à 148,7 euros et les nuitées vendues grimpent de 4,4 % à 4,168 millions. Le RevPAR, indicateur clé du secteur, s’apprécie de 3,6 % à 99,6 euros.
« Le premier semestre 2025/2026 confirme la pertinence et la robustesse de notre modèle. »
— Franck Gervais, directeur général de Pierre & Vacances-Center Parcs
Center Parcs, Adagio, maeva&co : la croissance pôle par pôle
La progression est partagée entre les quatre enseignes du groupe. Center Parcs, locomotive du portefeuille, génère à lui seul près de la moitié du chiffre d’affaires touristique. Les marques urbaines et de plein air affichent les hausses les plus marquées.
| Pôle | CA S1 2025/2026 | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Center Parcs | 495,4 M€ | +2,4 % |
| Pierre & Vacances | 172,9 M€ | +6,2 % |
| Adagio (résidences urbaines) | 109,6 M€ | +5,5 % |
| maeva&co | 30,8 M€ | +6,6 % |
Cette croissance s’est toutefois heurtée à un vent fiscal contraire : les hausses de TVA sur l’hébergement touristique aux Pays-Bas et en Belgique, deux marchés importants pour Center Parcs, ont pesé sur la rentabilité du semestre.
Pourquoi le groupe maintient son objectif de 185 millions d’euros d’EBITDA
C’est le message que la direction tenait à faire passer : malgré le déficit comptable du semestre, l’objectif annuel d’un EBITDA ajusté d’environ 185 millions d’euros est confirmé pour l’ensemble de l’exercice 2025/2026. Le groupe s’appuie sur la solidité de son carnet de réservations estival, qui sécurise déjà plus de 70 % de la cible.
La logique est arithmétique : la haute saison du deuxième semestre, d’avril à septembre, concentre l’essentiel des recettes et doit largement compenser le creux hivernal. Reste que la confirmation de la guidance dans un environnement marqué par les tensions internationales et la pression sur le pouvoir d’achat des ménages européens constitue, en soi, un signal de confiance.
Expansion et fidélisation : la feuille de route de l’été
Pour entretenir la dynamique, le groupe accélère sur deux fronts. Côté développement, il a noué un partenariat avec Swisspeak Resorts pour s’implanter en Suisse, Adagio a repris neuf résidences exploitées par Sergic, et maeva&co a intégré les franchises Camping Paradis et Ushuaïa Villages, renforçant son offre de plein air.
Côté fidélisation, Center Parcs vient de lancer « Friends », un nouveau programme destiné à ancrer la récurrence des séjours et à réduire la dépendance aux plateformes de réservation tierces. Deux leviers qui visent le même objectif : transformer une croissance encore modeste du chiffre d’affaires en gains de rentabilité durables.
Pierre & Vacances-Center Parcs a publié une perte nette de 101,4 M€ sur le semestre clos le 31 mars 2026, un déficit attendu lié à la saisonnalité hivernale. Le chiffre d’affaires économique progresse de 1,8 % à 816,8 M€ et le taux d’occupation gagne 1,2 point, à 69,1 %. Malgré les hausses de TVA aux Pays-Bas et en Belgique, le groupe confirme son objectif d’EBITDA ajusté de 185 M€ pour l’exercice, fort d’un carnet de réservations estival déjà rempli à plus de 70 %.
Questions fréquentes
Pourquoi Pierre & Vacances-Center Parcs affiche-t-il une perte au premier semestre ?
La perte de 101,4 millions d’euros tient à la saisonnalité du groupe : la saison hivernale génère moins de recettes que l’été, alors que les charges (salaires, loyers) sont réparties de façon linéaire sur l’année. Le résultat opérationnel du premier semestre est donc structurellement déficitaire.
Quel est le chiffre d’affaires du groupe sur le semestre ?
Le chiffre d’affaires économique s’élève à 816,8 millions d’euros, en hausse de 1,8 % sur un an. Les activités touristiques seules progressent de 6 %, à 805,8 millions d’euros.
Le groupe maintient-il ses objectifs annuels ?
Oui. Pierre & Vacances-Center Parcs confirme viser un EBITDA ajusté d’environ 185 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2025/2026, en s’appuyant sur un carnet de réservations estival sécurisé à plus de 70 %.






