Michelin engage des départs volontaires portant sur 1 500 postes
Le fabricant de pneumatiques a confirmé le 28 mai l’ouverture d’un plan de départs volontaires en France susceptible de concerner jusqu’à 1 500 postes sur trois ans. L’annonce, faite par la direction du groupe clermontois, intervient dans un secteur du pneu mondial confronté à une concurrence accrue et à une demande européenne atone.
Le dispositif repose sur le volontariat : la direction écarte le recours à des licenciements secs. Sur les 17 000 salariés que compte Michelin en France, le plan vise donc une réduction progressive des effectifs, étalée dans le temps pour absorber notamment les départs naturels et les fins de carrière.
Deux tiers dans le tertiaire, un tiers dans l’industrie
La répartition annoncée déplace le centre de gravité de l’effort vers les fonctions support. Selon Olivier Faure-Vauris, directeur du personnel France et Europe du Sud de Michelin, les deux tiers des suppressions porteraient sur les fonctions tertiaires et administratives, le tiers restant sur les sites industriels.
| Type de fonctions | Part du plan | Volume estimé |
|---|---|---|
| Tertiaire / administratif | ≈ deux tiers | environ 1 000 postes |
| Industrie (sites de production) | ≈ un tiers | environ 500 postes |
| Total | 100 % | jusqu’à 1 500 postes |
Ce déséquilibre marque une volonté d’alléger les structures de pilotage et d’administration plutôt que l’outil productif. Berceau historique du groupe, le site de Clermont-Ferrand concentre une part importante de ces fonctions support.
Jusqu’à 1 500 postes pourraient disparaître en France sur trois ans, sans aucun licenciement contraint.
Pas de licenciement sec : les mesures d’accompagnement
Pour les salariés concernés, la direction met en avant un éventail de solutions destinées à éviter les départs subis. Chaque personne devrait se voir proposer une mobilité interne vers d’autres entités du groupe, des opportunités de reclassement auprès d’entreprises partenaires, des parcours de reconversion professionnelle ou encore des formations orientées vers les nouveaux métiers de l’automobile.
Ce format de plan de départs volontaires — par opposition à un plan de sauvegarde de l’emploi contraint — vise à limiter le coût social et l’impact d’image, tout en laissant à l’entreprise le temps d’ajuster ses effectifs au fil des trois prochaines années.
Pourquoi Michelin réduit la voilure en France
La direction justifie le projet par un environnement économique jugé instable et des pressions concurrentielles croissantes. Elle cite l’intensification de la concurrence internationale — notamment l’arrivée de pneumatiques à bas coût sur le marché européen —, des tensions macroéconomiques et géopolitiques, ainsi qu’un contexte national marqué par de fortes contraintes économiques et réglementaires.
Pour un industriel dont une large part des coûts est fixe, l’allègement des fonctions support apparaît comme un levier de compétitivité plus rapide à actionner qu’une refonte de l’appareil productif. L’enjeu, pour Michelin, est de préserver ses marges face à des volumes européens qui peinent à retrouver leur niveau d’avant-crise.
Michelin a ouvert le 28 mai un plan de départs volontaires en France portant sur jusqu’à 1 500 postes sur trois ans, sur un effectif national de 17 000 salariés. Les suppressions visent pour deux tiers les fonctions tertiaires et pour un tiers l’industrie. La direction exclut tout licenciement sec et promet mobilité interne, reclassement et reconversion. Le groupe invoque la pression de la concurrence internationale et un marché européen du pneu sous tension.
Questions fréquentes
Combien de postes Michelin prévoit-il de supprimer en France ?
Le plan de départs volontaires annoncé le 28 mai 2026 porte sur jusqu’à 1 500 postes en France, étalés sur trois ans. Michelin emploie 17 000 personnes dans le pays.
S’agit-il de licenciements ?
Non. La direction privilégie le volontariat et exclut les licenciements secs. Les salariés concernés se verront proposer une mobilité interne, un reclassement chez des partenaires, une reconversion ou une formation.
Quelles fonctions sont les plus touchées ?
Les deux tiers des suppressions concerneraient les fonctions tertiaires et administratives, contre un tiers pour les sites industriels, selon le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris.






