Résultats LVMH 2025 : le géant du luxe européen affiche 80,8 milliards de chiffre d’affaires malgré un recul de 5 %

LVMH publie ses résultats annuels 2025 : 80,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires (−5 %), marge opérationnelle à 22 %, dividende maintenu à 13 €. Sephora tire la croissance tandis qu'Hermès affiche une résilience hors norme avec 41 % de marge.

L’essentiel à retenir

LVMH a publié le 27 janvier 2026 ses résultats annuels 2025 : chiffre d’affaires de 80,8 milliards d’euros (−5 % vs 2024), résultat net de 10,9 milliards d’euros, marge opérationnelle à 22 %. Le dividende est maintenu à 13 euros par action malgré le recul d’activité. La distribution sélective (Sephora) reste la division la plus dynamique, tandis que la Mode & Maroquinerie subit les pressions géopolitiques. Hermès affiche pour sa part une marge opérationnelle record de 41 % avec un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros.

 

Résultats LVMH 2025 : un recul maîtrisé dans un environnement perturbé

Le géant du luxe LVMH a publié le 27 janvier 2026 ses résultats annuels pour l’exercice 2025. Avec un chiffre d’affaires de 80,8 milliards d’euros, le groupe dirigé par Bernard Arnault affiche un recul de 5 % par rapport à 2024, après plusieurs années de croissance exceptionnelle. Si les résultats témoignent d’un secteur du luxe en phase de normalisation, la solidité financière du groupe — cash-flow record de 11,3 milliards d’euros, dette nette maîtrisée à 6,9 milliards — confirme la résilience structurelle du modèle.

Le résultat net part du groupe atteint 10,9 milliards d’euros, pour une marge bénéficiaire de 13,5 %. La marge opérationnelle courante recule légèrement, à 22 % contre 23,1 % un an plus tôt, reflétant les investissements maintenus (4,6 milliards d’euros engagés dans les réseaux de distribution et les capacités de production) et les pressions sur les prix dans un contexte de dollar faible et de tensions géopolitiques.

Les divisions sous tension, Sephora en locomotive

La division Mode & Maroquinerie — qui représente environ trois quarts du résultat opérationnel de LVMH — a enregistré des ventes organiques en recul de 3 % au quatrième trimestre 2025. La faiblesse provient principalement de la demande asiatique, en ralentissement depuis la sortie de la période post-Covid, et des pressions liées aux droits de douane américains sur les importations de biens de luxe. Les grandes maisons Louis Vuitton, Dior et Givenchy ont néanmoins maintenu leur positionnement tarifaire.

À l’inverse, la distribution sélective — portée notamment par Sephora — s’est distinguée comme la division la plus performante, affichant la plus forte croissance à la fois en activité et en résultats. Sephora confirme sa domination sur le marché mondial de la beauté sélective, soutenu par l’essor du commerce en ligne et l’expansion sur le marché américain.

Du côté des Vins & Spiritueux, les volumes de champagne ont reflué à 60,1 millions de bouteilles en 2025, témoignant d’une normalisation de la demande après le boom post-pandémie.

Hermès : une résilience hors norme

Dans le même secteur, le rival Hermès affiche une performance qui contraste avec le ralentissement général du marché du luxe. Pour l’exercice 2025, le sellier parisien a publié un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros, assorti d’une marge opérationnelle de 41 % — un niveau exceptionnel à l’échelle de l’industrie — et d’un résultat net de 4,5 milliards d’euros. La solidité du bilan du groupe est sans équivalent dans l’industrie, avec une structure financière nette largement positive.

La divergence de trajectoire entre LVMH et Hermès s’explique par des positionnements distincts : là où LVMH opère un portefeuille de marques à forte exposition aux classes moyennes supérieures mondiales, Hermès cible en priorité les ultra-hauts patrimoines, moins sensibles aux cycles économiques et aux restrictions tarifaires.

Un luxe européen face à la recomposition des marchés

Les résultats 2025 des grands acteurs du luxe européen reflètent une transition structurelle du secteur. La demande chinoise, moteur de la décennie 2010-2022, ne retrouve pas son niveau d’avant le Covid. La clientèle asiatique se réoriente partiellement vers les achats locaux, moins exposés aux écarts de prix intercontinentaux. Parallèlement, la demande américaine résiste grâce à une économie domestique robuste, même si les risques tarifaires liés à l’administration Trump pèsent sur les marges à l’import.

En Europe, le second semestre 2025 a été marqué par un recul de la fréquentation touristique en provenance de certains marchés émergents, partiellement compensé par le tourisme de proximité. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont également pesé sur les flux de clientèle aisée en provenance de la région.

Pour 2026, la direction de LVMH anticipe un retour à une légère croissance, avec un objectif de chiffre d’affaires autour de 82 milliards d’euros (+1,5 %) et une progression du BNPA de 6,1 % à 23,18 euros par action. Le dividende de 13 euros par action, maintenu malgré le recul, témoigne de la confiance du groupe dans son positionnement de long terme.

Indicateur 2025 Var. vs 2024
Chiffre d’affaires 80,8 Mrd € −5 %
Résultat net PDG 10,9 Mrd € N.C.
Marge opérationnelle 22 % −1,1 pt
Cash-flow libre 11,3 Mrd € Record
Dividende/action 13 € Stable

Questions fréquentes sur les résultats LVMH 2025

Pourquoi le chiffre d’affaires de LVMH a-t-il reculé en 2025 ?

Le recul de 5 % reflète la combinaison de plusieurs facteurs : ralentissement de la demande de luxe en Asie (notamment Chine), faiblesse du dollar américain défavorable aux conversions, et normalisation des achats après les années post-Covid. Les droits de douane américains ont également pesé sur les marges de la division Mode & Maroquinerie.

Quel est le dividende LVMH pour 2025 ?

LVMH a maintenu son dividende à 13 euros par action pour l’exercice 2025, identique à l’exercice précédent. Ce maintien, malgré le recul du résultat net, témoigne de la solidité du bilan du groupe et de la confiance de la direction dans ses perspectives 2026.

Comment se situe LVMH par rapport à Hermès en 2025 ?

Les deux groupes évoluent sur des segments différents. LVMH, avec 80,8 milliards d’euros de CA et une marge opérationnelle de 22 %, est exposé à une clientèle plus large qui ressent davantage les cycles économiques. Hermès, plus concentré sur l’ultra-luxe, affiche une marge opérationnelle de 41 % et une résilience nettement supérieure face au ralentissement du marché global.