Rhenus mise sur Aktau pour bâtir un réseau de terminaux entre l’Asie centrale et l’Europe
Le groupe logistique allemand Rhenus prépare un réseau pouvant compter jusqu’à 14 terminaux le long du Middle Corridor, aussi appelé route internationale de transport transcaspienne (TITR). Pièce centrale du dispositif : un nouveau terminal trimodal de conteneurs à Aktau, sur la mer Caspienne, développé avec l’opérateur ferroviaire national kazakh KTZ et le port d’Aktau.
Un accord destiné à faire avancer ce projet a été signé le 30 septembre, en marge du Kazakhstan-Germany Business Forum organisé à Berlin. Le projet entre désormais dans sa phase suivante, qui prévoit une analyse des flux de trafic et une étude de faisabilité.
Un terminal d’Aktau pensé pour doubler les volumes du corridor
Sur le papier, le futur site d’Aktau change d’échelle. Il doit relier le transport maritime, ferroviaire et routier, couvrir au moins 30 hectares et ajouter une capacité annuelle de manutention d’au moins 150 000 EVP (conteneurs équivalents vingt pieds, ou TEU). C’est presque le double du trafic conteneurisé enregistré sur l’ensemble du corridor en 2025.
| Indicateur | Donnée |
|---|---|
| Terminaux envisagés sur le Middle Corridor | jusqu’à 14 |
| Surface du terminal d’Aktau | au moins 30 hectares |
| Capacité annuelle ajoutée | au moins 150 000 EVP |
| Trafic conteneurisé du corridor en 2025 | 76 900 EVP (+36 % sur un an) |
| Réseau européen de Rhenus | 23 ports à conteneurs, environ 70 installations portuaires |
Le trafic conteneurisé du corridor a atteint 76 900 EVP en 2025, soit une hausse de 36 % par rapport à 2024, selon l’association internationale de la route. Reste que la capacité annoncée relève d’une ambition de long terme : la faisabilité du terminal n’est pas encore démontrée.
« Globalement, nous voulons construire 14 terminaux le long du Middle Corridor, de l’Ouzbékistan via le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan jusqu’à la Türkiye. Nous voulons ensuite les connecter à notre réseau en Europe. »
— Tobias Bartz, directeur général et président du directoire de Rhenus Group
Middle Corridor : relier des infrastructures nationales dispersées
La logique de Rhenus est celle de l’intégration. Le Middle Corridor traverse plusieurs pays — Ouzbékistan, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Türkiye — dont les infrastructures restent aujourd’hui des maillons nationaux distincts. Le groupe veut les rassembler dans un réseau logistique commercial unifié, branché sur ses installations européennes.
Pour les entreprises européennes, l’intérêt est double : davantage de capacité et des liaisons plus fiables avec les fournisseurs et les marchés asiatiques, sans passer exclusivement par les routes habituelles.
Après Almaty, une présence qui se construit pas à pas
Aktau n’est pas le premier pas de Rhenus dans la région. En janvier 2026, le groupe a acquis son premier terminal ferroviaire dans la région d’Almaty, qui propose du stockage de conteneurs, des entrepôts sous douane et la manutention de trains blocs. Rhenus, dont le siège est à Holzwickede (Allemagne), emploie environ 39 000 personnes réparties sur plus de 1 000 sites dans le monde.
Le dirigeant du groupe y voit un engagement durable : « Le Kazakhstan joue un rôle clé dans la connexion entre la Chine, l’Asie centrale, la région caspienne et l’Europe », a déclaré Tobias Bartz.
Rhenus vise jusqu’à 14 terminaux sur le Middle Corridor, avec un hub trimodal à Aktau d’au moins 150 000 EVP de capacité annuelle. Un accord a été signé le 30 septembre à Berlin ; l’étude de faisabilité reste à mener. Le corridor a vu son trafic conteneurisé progresser de 36 % en 2025.
FAQ : Rhenus et le Middle Corridor
Qu’est-ce que le Middle Corridor ?
C’est une route de transport reliant l’Asie centrale à l’Europe via le Kazakhstan, la mer Caspienne, l’Azerbaïdjan et la Türkiye, aussi appelée route internationale de transport transcaspienne (TITR).
Que prévoit Rhenus à Aktau ?
Un terminal trimodal de conteneurs d’au moins 30 hectares, avec une capacité annuelle d’au moins 150 000 EVP, développé avec KTZ et le port d’Aktau.
Où en est le projet ?
Un accord a été signé le 30 septembre à Berlin. Les partenaires doivent maintenant réaliser une analyse des flux de trafic et une étude de faisabilité.






