Neko Health lève 700 millions de dollars et quadruple sa valorisation
La start-up suédoise a annoncé le 15 juillet 2026 une levée de fonds de 700 millions de dollars, son troisième tour de table depuis sa création. L’opération valorise l’entreprise à près de 7 milliards de dollars, soit environ quatre fois la valorisation retenue lors de son précédent financement, un tour de série B de 260 millions de dollars bouclé en janvier 2025. Cumulés, les trois tours portent le financement total de la société au-delà du milliard de dollars.
Le tour est mené par le fonds américain Lightspeed Venture Partners, co-dirigé par O.G. Venture Partners. Trois nouveaux entrants y participent — Liberty City Ventures, Positive Sum et la banque d’affaires BDT & MSD — aux côtés des investisseurs historiques Atomico, General Catalyst et Lakestar. Plusieurs personnalités ont également souscrit à titre individuel, parmi lesquelles Mark Zuckerberg et son épouse Priscilla Chan.
Un scan corporel à 299 livres, entre biométrie et prévention
Fondée à Stockholm par Hjalmar Nilsonne et Daniel Ek — par ailleurs patron de Spotify —, l’entreprise s’est installée à l’intersection des données biométriques et de la médecine préventive. Son offre repose sur un bilan de santé global associant un scan corporel complet et une prise de sang. Les cliniques évaluent l’état de la peau, les niveaux de glycémie, certaines anomalies sanguines ainsi que des facteurs de risque liés au syndrome métabolique, aux accidents vasculaires cérébraux et aux maladies cardiovasculaires.
L’examen dure environ une heure et se facture 299 livres au Royaume-Uni, soit près de 350 euros. Un positionnement que la société revendique comme plus accessible que celui des tests de diagnostic avancés. La comparaison est parlante : en France, la formule originelle de Zoī, qui s’étale sur quatre heures et demie et inclut un suivi d’un an, est facturée 3 600 euros, avec une offre en ligne d’appel à 100 euros.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Montant levé (série C) | 700 millions de dollars |
| Valorisation | Près de 7 milliards de dollars |
| Tour précédent (série B) | 260 millions de dollars — janvier 2025 |
| Total levé sur trois tours | Plus d’un milliard de dollars |
| Cliniques en activité | 8 (Suède et Royaume-Uni) |
| Prix de l’examen au Royaume-Uni | 299 livres (~350 euros) |
| Scans réalisés | Plus de 100 000 |
| Inscrits et liste d’attente | Plus de 350 000 |
Plus de 350 000 personnes se sont inscrites, mais seules 100 000 environ ont été scannées : l’écart mesure exactement la difficulté du passage à l’échelle.
Le cap américain, avec une première clinique à New York
Neko Health exploite aujourd’hui huit cliniques réparties entre la Suède et le Royaume-Uni. Les capitaux fraîchement levés doivent financer la recherche et la technologie, mais surtout l’expansion outre-Atlantique : la première clinique américaine, prévue à New York, doit ouvrir d’ici la fin de l’année.
Le terrain y est autrement plus disputé. Le marché américain de la longévité est déjà occupé par des acteurs comme Prenuvo et Ezra, qui s’appuient sur des technologies de diagnostic établies — l’IRM au premier chef — pour proposer un dépistage précoce. Neko y arrive avec une approche différente, mais sans l’avantage du premier entrant dont elle a bénéficié en Europe du Nord.
Une demande réelle, une efficacité encore débattue
Le succès commercial ne fait guère de doute : plus de 350 000 personnes se sont inscrites pour un examen ou figurent sur la liste d’attente. Mais un peu plus de 100 000 seulement ont effectivement bénéficié d’un scan à ce stade — l’entreprise se heurte aux contraintes physiques de son modèle, chaque examen mobilisant une heure de créneau dans une clinique en dur.
Le débat médical, lui, reste ouvert. L’essor des objets connectés et de l’intelligence artificielle nourrit l’appétit pour les bilans approfondis, mais une partie des professionnels de santé s’interroge toujours sur l’efficacité réelle des scans corporels complets — d’autant que ces offres ciblent d’abord des populations CSP+ déjà bien suivies médicalement. Neko Health objecte que l’accueil reçu dans des pays où les soins sont largement pris en charge démontre l’existence d’une demande pour une prévention plus rapide et plus personnalisée. Reste que la France, marché très réglementé, constituerait une marche nettement plus haute à franchir.
Neko Health a levé 700 millions de dollars le 15 juillet 2026, portant sa valorisation à près de 7 milliards de dollars, quatre fois plus qu’en janvier 2025. La start-up de Daniel Ek et Hjalmar Nilsonne exploite huit cliniques en Suède et au Royaume-Uni, et ouvrira sa première clinique américaine à New York d’ici la fin 2026. Le principal obstacle n’est pas le financement mais le passage à l’échelle : sur plus de 350 000 inscrits, 100 000 seulement ont été scannés.
Questions fréquentes sur Neko Health
Qui a fondé Neko Health ?
L’entreprise a été cofondée à Stockholm par Hjalmar Nilsonne et Daniel Ek, également patron de Spotify.
Combien coûte un examen Neko Health ?
L’examen, d’une durée d’environ une heure, est facturé 299 livres au Royaume-Uni, soit environ 350 euros.
Quelle est la valorisation de Neko Health ?
La levée de 700 millions de dollars de juillet 2026 valorise l’entreprise à près de 7 milliards de dollars, environ quatre fois sa valorisation de janvier 2025.
Neko Health est-il disponible en France ?
Non. La société exploite huit cliniques en Suède et au Royaume-Uni, et prépare une ouverture à New York d’ici fin 2026. Le marché français, très réglementé, représenterait une barrière à l’entrée nettement plus élevée.
Qui sont les concurrents de Neko Health ?
Aux États-Unis, Prenuvo et Ezra proposent des dépistages précoces reposant sur des technologies établies comme l’IRM. En France, Zoī commercialise un bilan complet facturé 3 600 euros.






