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Un nouvel investissement de 10 milliards d’euros en Europe
Le 4 juin 2026, à Londres, lors de son événement annuel Delivering the Future, Amazon a dévoilé une nouvelle enveloppe de plus de 10 milliards d’euros destinée à étendre et moderniser son réseau logistique sur le continent. Le groupe américain entend densifier ses capacités de distribution, accélérer ses délais de livraison et déployer une génération de robots d’entrepôt plus autonomes que jamais.
Cette annonce prolonge une dynamique déjà spectaculaire. Amazon affirme avoir investi plus de 60 milliards d’euros en Europe en 2025 — son plus important investissement annuel jamais réalisé sur le continent — dont plus de 40 milliards d’euros au sein de l’Union européenne. Le nouvel investissement d’Amazon en Europe s’inscrit donc dans une stratégie de long terme, où la logistique du dernier kilomètre et l’automatisation deviennent le cœur du réacteur.
Proteus, Vulcan, STARK : la nouvelle vague de robots d’entrepôt
Le clou de la présentation a été la nouvelle génération de Proteus, le robot autonome maison. Sa particularité : il comprend désormais les instructions données en langage naturel par les employés, sans interface technique. Capable de tracter des chariots chargés jusqu’à 400 kg, il prend en charge les tâches physiquement éprouvantes — levage répétitif, déplacement de charges lourdes. Déjà opérationnel dans 25 centres de distribution aux États-Unis, Proteus doit arriver en Europe au premier semestre 2027.
Amazon a aussi mis en avant deux autres machines. Vulcan, présenté comme le premier robot du groupe doté du sens du toucher, identifie et manipule des objets dans des environnements denses ; il est déjà en service à Hambourg, en Allemagne. STARK, un système collaboratif de manipulation de bacs né d’une idée d’employé, doit équiper 15 sites européens d’ici 2027, après une première phase de test à Barcelone.
Dix milliards d’euros, 25 000 emplois et une flotte de robots capables de comprendre la voix humaine : Amazon redessine sa carte logistique européenne.
25 000 emplois et un pari assumé sur la formation
Le volet social de l’annonce porte sur la création de 25 000 nouveaux emplois dans les centres de distribution européens. Amazon rappelle soutenir déjà près de 1,5 million d’emplois sur le continent, en combinant ses 230 000 salariés directs, une main-d’œuvre élargie de quelque 400 000 personnes et les emplois générés par les 200 000 petites entreprises qui vendent via sa marketplace.
Le groupe accompagne cette montée en puissance d’un fonds de formation d’un milliard de dollars (environ 860 millions d’euros) d’ici 2030. Les programmes ciblent des compétences recherchées : cybersécurité, développement logiciel, logistique, énergies renouvelables et mécatronique. Une manière, pour Amazon, de désamorcer par avance la critique récurrente sur l’impact de l’automatisation sur l’emploi.
Huit pays concernés : la carte logistique d’Amazon en Europe
L’investissement irrigue huit marchés européens, où Amazon concentre ses entrepôts et ses centres de tri. Le déploiement des robots y sera progressif, par vagues, entre 2026 et 2027.
| Élément | Donnée clé |
|---|---|
| Investissement annoncé | + de 10 milliards € |
| Emplois créés | 25 000 dans les centres de distribution |
| Investissement total en Europe (2025) | + de 60 milliards € |
| Fonds de formation d’ici 2030 | 1 milliard $ (≈ 860 M€) |
| Pays couverts | Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne, Pologne, Tchéquie, Slovaquie |
| Déploiement de Proteus en Europe | 1er semestre 2027 |
La France figure parmi les marchés concernés, aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni, qui constituent les trois plus gros débouchés du groupe sur le continent.
Automatisation et emploi : un équilibre sous surveillance
Pour Amazon, la promesse est double : livrer plus vite tout en allégeant la pénibilité du travail en entrepôt. La robotisation prend en charge les gestes les plus durs, tandis que les salariés sont redirigés vers des fonctions de supervision et de maintenance — du moins, c’est l’argument défendu par le groupe. John Boumphrey, qui dirige les activités d’Amazon au Royaume-Uni, a présenté à Londres les programmes de reconversion associés à ce virage technologique.
Reste la question de fond, que les syndicats européens posent à chaque vague d’automatisation : combien d’emplois logistiques traditionnels seront, à terme, remplacés par ces robots ? Amazon avance un solde net positif de 25 000 postes, mais la trajectoire à long terme dépendra du rythme de déploiement de Proteus, Vulcan et STARK. L’investissement d’Amazon en Europe sera, à cet égard, un cas d’école observé de près par toute la filière.
Amazon engage plus de 10 milliards d’euros pour moderniser sa logistique européenne et créer 25 000 emplois dans ses centres de distribution. Le groupe mise sur une nouvelle génération de robots — Proteus, qui comprend le langage naturel, attendu en Europe au 1er semestre 2027. Un fonds de formation d’1 milliard de dollars d’ici 2030 accompagne ce virage. L’enjeu : tenir la promesse d’un solde d’emplois positif face à l’accélération de l’automatisation.
Questions fréquentes
Combien Amazon investit-il en Europe en 2026 ?
Amazon a annoncé le 4 juin 2026 un nouvel investissement de plus de 10 milliards d’euros dans son réseau logistique européen, après avoir déjà investi plus de 60 milliards d’euros sur le continent en 2025.
Combien d’emplois cet investissement va-t-il créer ?
Le groupe prévoit la création de 25 000 nouveaux emplois dans ses centres de distribution européens, en plus des 1,5 million d’emplois qu’il déclare déjà soutenir en Europe.
Qu’est-ce que le robot Proteus d’Amazon ?
Proteus est un robot autonome d’entrepôt capable de tracter des chariots jusqu’à 400 kg et de comprendre les instructions des employés en langage naturel. Déjà déployé aux États-Unis, il doit arriver en Europe au premier semestre 2027.
Quels pays européens sont concernés ?
Huit pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, la Tchéquie et la Slovaquie.






