Résultats Ryanair 2025-2026 : un bénéfice net record de 2,26 milliards d’euros porté par 208 millions de passagers

La compagnie irlandaise affiche un bénéfice net annuel record de 2,26 milliards d'euros, en hausse de 40 %, porté par 208 millions de passagers et des tarifs en progression de 10 %.

Résultats Ryanair 2026 : un bénéfice net record de 2,26 milliards d’euros

La compagnie irlandaise a publié le 18 mai 2026 ses comptes pour l’exercice fiscal clos en mars. Le bénéfice net avant éléments exceptionnels atteint 2,26 milliards d’euros, en hausse de 40 % par rapport aux 1,61 milliard d’euros de l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires grimpe de 11 % à 15,54 milliards d’euros. Cette performance s’inscrit dans un contexte de recul des tarifs un an plus tôt, qui avait pesé sur la rentabilité du groupe.

Le résultat publié reste avant prise en compte d’une provision exceptionnelle de 85 millions d’euros liée à une amende italienne. Hors exceptionnel, la performance opérationnelle du groupe valide la stratégie de tarifs en hausse menée depuis 2025, alors que la capacité de l’industrie aérienne européenne reste contrainte par les retards de livraison chez Boeing et chez Airbus.

Trafic, tarifs et coûts : un mix favorable pour la compagnie irlandaise

Trois chiffres résument la dynamique de l’exercice 2025-26. Le trafic progresse de 4 % à 208,4 millions de passagers. Les tarifs grimpent de 10 % en moyenne, après une baisse de 7 % l’année précédente. La recette par passager monte de 7 %, traduisant à la fois la hausse des billets et celle des revenus annexes. Les coûts opérationnels n’augmentent que de 6 % à 13,09 milliards d’euros, soit une progression unitaire limitée à 1 % par passager.

Indicateur Exercice 2025-26 Variation
Chiffre d’affaires 15,54 Md€ +11 %
Bénéfice net (hors exceptionnel) 2,26 Md€ +40 %
Passagers transportés 208,4 millions +4 %
Tarif moyen +10 %
Recette par passager +7 %
Coûts opérationnels 13,09 Md€ +6 %

Le compagnonnage entre croissance modérée du trafic et hausse plus marquée des prix protège la rentabilité unitaire dans un secteur historiquement sensible à la guerre des prix. Ryanair revendique ainsi un avantage d’échelle dans une industrie où les acteurs plus petits subissent davantage le renchérissement du carburant et les contraintes capacitaires.

« Nous avons couvert environ 80 % de nos besoins en carburant pour l’exercice en cours, à environ 70 dollars le baril jusqu’au-delà d’avril 2027. »

— Michael O’Leary, directeur général de Ryanair

Une couverture carburant à 80 % qui sécurise l’exercice 2026-27

Le directeur général Michael O’Leary a mis en avant la politique de couverture de la compagnie comme un facteur clé de résilience face aux tensions au Moyen-Orient. Avec environ 80 % des volumes de kérosène déjà couverts à un cours moyen proche de 70 dollars le baril, le groupe limite son exposition à la volatilité du Brent observée depuis le début de l’année. Cette couverture s’étend au-delà du mois d’avril 2027 pour une partie des volumes.

Cette discipline financière différencie Ryanair des compagnies européennes moins capitalisées, qui doivent absorber le renchérissement du kérosène dans leurs comptes courants. Le directeur général estime que de nouvelles défaillances de transporteurs européens sont probables si les prix du pétrole restent élevés durablement.

Boeing, Moyen-Orient : les facteurs qui pèsent sur la guidance 2026-27

Pour l’exercice 2026-27, Ryanair table sur une nouvelle croissance modérée du trafic, autour de 216 millions de passagers, soit une hausse d’environ 4 %. Cette prévision reste néanmoins conditionnée au respect du calendrier de livraisons de Boeing, qui reste sous tension depuis plusieurs trimestres. La compagnie irlandaise est l’un des principaux clients européens du constructeur américain, dont les retards limitent la capacité d’expansion de la flotte.

Le groupe a refusé de communiquer une prévision chiffrée pour le bénéfice annuel 2026-27, invoquant un manque de visibilité sur les réservations estivales, la volatilité du carburant et les risques géopolitiques. Cette prudence inhabituelle traduit la sensibilité du transport aérien européen aux développements actuels au Moyen-Orient, qui peuvent à la fois renchérir les coûts opérationnels et modifier le comportement de réservation des voyageurs.

Côté gouvernance, les discussions sur la prolongation du contrat de Michael O’Leary progressent. Son mandat actuel court jusqu’en 2030, mais la mise en œuvre du plan d’incitation actionnariale lié à la performance pourrait le maintenir aux commandes jusqu’au début des années 2030, soit potentiellement jusqu’en 2032.

L’essentiel à retenir

Ryanair publie pour l’exercice 2025-26 un bénéfice net record de 2,26 milliards d’euros, en hausse de 40 %, porté par 208,4 millions de passagers et des tarifs en progression de 10 %. La compagnie irlandaise vise 216 millions de passagers en 2026-27 mais refuse toute guidance chiffrée sur ses profits, citant la volatilité du carburant et les tensions géopolitiques. Sa couverture carburant à 80 % à environ 70 dollars le baril sécurise toutefois la majeure partie de l’exercice en cours.

 

Questions fréquentes sur les résultats Ryanair 2026

Quel est le bénéfice net de Ryanair pour l’exercice 2025-26 ?

Ryanair affiche un bénéfice net avant éléments exceptionnels de 2,26 milliards d’euros pour l’exercice fiscal clos en mars 2026, en hausse de 40 % par rapport aux 1,61 milliard d’euros de l’exercice précédent. Cette performance constitue un record annuel pour la compagnie irlandaise.

Combien de passagers Ryanair a-t-il transportés en 2025-26 ?

La compagnie a transporté 208,4 millions de passagers durant l’exercice 2025-26, soit une hausse de 4 % par rapport à l’exercice précédent. Pour 2026-27, Ryanair vise environ 216 millions de passagers, sous réserve du respect du calendrier de livraisons de Boeing.

Pourquoi Ryanair ne donne-t-il pas de prévision de bénéfice pour 2026-27 ?

Le groupe invoque un manque de visibilité sur les réservations estivales, la volatilité du prix du carburant et les risques géopolitiques au Moyen-Orient. La compagnie estime qu’il est trop tôt pour fournir une guidance chiffrée significative sur ses profits annuels.

Comment Ryanair se protège-t-il de la hausse du pétrole ?

Ryanair a couvert environ 80 % de ses besoins en kérosène pour l’exercice 2026-27 à un prix moyen d’environ 70 dollars le baril. Cette couverture s’étend au-delà d’avril 2027 pour une partie des volumes, sécurisant la majeure partie des coûts carburant à court terme.