Galp et Moeve : l’échec de la fusion du raffinage et de la distribution
Le rapprochement entre Galp et Moeve n’aura pas lieu. Lundi 26 octobre 2026, le pétrolier portugais a confirmé dans un communiqué qu’après plusieurs mois de discussions, « il n’a pas été possible de parvenir à un accord » avec les actionnaires de l’espagnol Moeve, le fonds d’Abou Dhabi Mubadala Investment Company et le groupe américain Carlyle. Le projet visait à réunir les activités aval (downstream) des deux groupes, le raffinage et la distribution de carburants.
Moeve a lui aussi acté l’impasse. Le groupe espagnol explique que la combinaison avec Galp « représentait une opportunité d’accélérer la création de valeur », mais que sa mise en œuvre n’en dépendait jamais. Après de longues discussions, aucun accord commercial n’a pu être trouvé, et Moeve annonce rester concentré sur l’exécution de sa transformation, avec une discipline financière affichée.
Pourquoi les négociations ont-elles échoué ?
Aucune des deux parties n’a détaillé publiquement le point de rupture. Selon le journal portugais ECO, cité par Euronews, l’opération aurait capoté parce que Paula Amorim, présidente du conseil d’administration de Galp, n’a pas accepté les exigences de la société espagnole. Cette version s’appuie sur des sources proches du dossier et n’a pas été confirmée officiellement par Galp.
Une fusion de l’aval pétrolier s’arrête sur un désaccord commercial, sans qu’aucune des deux parties n’en détaille la cause.
Galp met en avant sa solidité dans le raffinage et l’amont
Galp assure que cet échec n’a aucune conséquence sur ses opérations ni sur la confiance dans l’entreprise. Paula Amorim met en avant « une position exceptionnellement solide », avec l’un des profils de croissance de l’amont pétrolier les plus attractifs du secteur, des activités industrielles et commerciales robustes, un portefeuille qui inclut les énergies renouvelables et des opérations significatives dans le trading. Le tout repose, selon elle, sur un bilan solide et une forte capacité de génération de trésorerie.
L’aval de Galp s’appuie sur un réseau de distribution de premier plan au Portugal et sur un portefeuille de projets de transition énergétique à Sines, qui comprend l’un des plus grands programmes européens d’hydrogène vert par électrolyse et une unité de production de biocarburants.
Un troisième trimestre en forte hausse
Le groupe a publié le même jour ses résultats du troisième trimestre. Son bénéfice net ajusté progresse de 68 % sur un an, à 682 millions d’euros. Galp l’attribue à une production record de pétrole et de gaz au Brésil, à la bonne performance de ses exportations et à ses activités de trading de pétrole et de gaz sur les marchés internationaux.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Annonce | 26 octobre 2026 |
| Périmètre visé | Raffinage et distribution (aval) |
| Actionnaires de Moeve | Mubadala (Abou Dhabi) et Carlyle (États-Unis) |
| Bénéfice net ajusté Galp, T3 | 682 M€, +68 % sur un an |
Galp et Moeve ont mis fin le 26 octobre 2026 à leurs négociations sur la fusion de leurs activités de raffinage et de distribution, faute d’accord commercial. Galp assure que ses opérations ne sont pas affectées et affiche un bénéfice net ajusté de 682 millions d’euros au troisième trimestre.






