Volvo Cars : 2 500 suppressions d’emplois après une perte trimestrielle de 513 millions d’euros

Droits de douane américains, concurrence chinoise, fin des aides à l'électrique : le constructeur suédois, contrôlé par Geely, bascule dans le rouge et durcit son plan de redressement.

Un opérateur sur une chaîne d'assemblage automobile en Europe (EBN / Illustration)

Volvo Cars : un troisième trimestre dans le rouge

La propriété chinoise n’a pas protégé Volvo Cars de la pression sur ses ventes. Le constructeur suédois, dont le groupe Geely détient la majorité du capital, a annoncé vendredi 23 octobre qu’il allait supprimer environ 2 500 emplois dans le monde, après un troisième trimestre en perte.

Son chiffre d’affaires s’établit à 66,9 milliards de couronnes suédoises (6 milliards d’euros), en baisse de près de 23 % sur un an. Le groupe passe d’un bénéfice net de 4,5 milliards de couronnes (405 millions d’euros) à une perte nette de 5,7 milliards de couronnes (513 millions d’euros).

Les suppressions d’emplois chez Volvo Cars : où et comment

Le nouveau plan d’économies porte sur 5 milliards de couronnes (450 millions d’euros) et s’ajoute aux programmes de réduction de coûts précédents. Il se traduira par environ 2 000 suppressions d’emplois en Suède et 500 dans le reste du monde. Le constructeur évoque la fin de contrats de consultants, des départs naturels et des plans de départ ciblés pour les salariés.

Indicateur T3 2026 Comparaison
Chiffre d’affaires 66,9 Md couronnes (6 Md€) Environ -23 % sur un an
Résultat net -5,7 Md couronnes (-513 M€) +4,5 Md couronnes (405 M€) un an plus tôt
Nouveau plan d’économies 5 Md couronnes (450 M€) S’ajoute aux plans précédents
Emplois supprimés Environ 2 500 2 000 en Suède, 500 ailleurs

Droits de douane, Chine et fin des aides : les causes

Volvo Cars invoque trois facteurs. Les droits de douane américains pèsent sur ses ventes. Les marques locales chinoises exercent une forte concurrence sur le premier marché automobile mondial. Enfin, la suppression des incitations à l’achat de voitures 100 % électriques et d’hybrides rechargeables aux États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, a aussi écorné les marges.

Nous continuons à évoluer dans un environnement très difficile avec de fortes pressions externes : déglobalisation, hyperconcurrence et changement climatique.

— Håkan Samuelsson, directeur général de Volvo Cars

La société avait beaucoup misé sur l’électrique. En 2024, elle a abandonné son projet de ne vendre que des voitures entièrement électriques d’ici 2030.

Un plan de redressement renforcé et un changement de direction

Le groupe avait déjà annoncé l’an dernier un plan de réduction des coûts de 18 milliards de couronnes (1,62 milliard d’euros), avec environ 3 000 suppressions de postes dans le monde. Les mesures supplémentaires visent à abaisser son point mort et à améliorer ses flux de trésorerie. Volvo Cars en attend l’effet financier complet d’ici la fin de 2027.

Håkan Samuelsson estime que l’entreprise a la bonne stratégie à long terme, mais reconnaît qu’à court terme, avec des volumes fortement sous pression, il faut des mesures « supplémentaires et décisives ». En septembre, l’entreprise a indiqué que le directeur général de Škoda Auto, Klaus Zellmer, lui succéderait au plus tard le 1er octobre 2027.

L’essentiel à retenir

Volvo Cars supprime environ 2 500 emplois (2 000 en Suède) après une perte nette de 513 millions d’euros au troisième trimestre et un chiffre d’affaires en recul de près de 23 %. Un plan d’économies de 450 millions d’euros s’ajoute aux précédents, avec des effets attendus d’ici fin 2027.

 

Questions fréquentes

Combien d’emplois Volvo Cars va-t-il supprimer ?

Environ 2 500 emplois dans le monde, dont environ 2 000 en Suède et 500 ailleurs, via la fin de contrats de consultants, des départs naturels et des plans de départ ciblés.

Quelle est la perte de Volvo Cars au troisième trimestre 2026 ?

Le constructeur affiche une perte nette de 5,7 milliards de couronnes suédoises (513 millions d’euros), contre un bénéfice net de 4,5 milliards de couronnes (405 millions d’euros) un an plus tôt.

Pourquoi Volvo Cars est-il en difficulté ?

L’entreprise cite les droits de douane américains, la forte concurrence des marques locales en Chine et la suppression des incitations à l’achat de véhicules électriques et hybrides rechargeables aux États-Unis.

Qui va diriger Volvo Cars ?

Klaus Zellmer, directeur général de Škoda Auto, doit remplacer Håkan Samuelsson au plus tard le 1er octobre 2027.